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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 18:43
Bobine du mardi 15 septembre, 20 h 15 : Que viva Eisenstein

Que viva Eisenstein
2015 V.O.S.T.
Film néerlandais de Pete
r Greenaway

Avec E.Bäck, L.Alberti

Durée: 1 h 45 mn

En 1931, fraîchement éconduit par Hollywood et sommé de rentrer en URSS, le cinéaste Sergueï Eisenstein se rend à Guanajuato, au Mexique, pour y tourner son nouveau film, Que Viva Mexico ! Chaperonné par son guide Palomino Cañedo, il se brûle au contact d’Éros et de Thanatos. Son génie créatif s’en trouve exacerbé et son intimité fortement troublée. Confronté aux désirs et aux peurs inhérents à l’amour, au sexe et à la mort, Eisenstein vit à Guanajuato dix jours passionnés qui vont bouleverser le reste de sa vie. Il vit dans un temps suspendu, comme en apesanteur. Hollywood, qui l'a triomphalement accueilli, l'a vite rejeté. A Moscou, Staline le considère déjà comme un ennemi du peuple, à éliminer au plus vite. Cette petite ville devient, donc, un havre de paix provisoire : un purgatoire après le paradis perdu et l'enfer prévu.

A l'origine, Que viva Eisenstein ! ne devait pas être un long-métrage de fiction mais un documentaire. Peter Greenaway, grand amateur du cinéaste soviétique, a finalement décidé de privilégier la piste de la fiction mais en gardant quelques ressorts du documentaire puisque le film inclut différents documents de ce dernier comme des photographies, des images d'archives ainsi que des extraits de certains de ses films.

Venu du théâtre, Elmer Bäck est la véritable révélation du film dans le rôle d'Eisenstein. Ce n'est qu'au terme d'un long processus de recherches intensives que Peter Greenaway a réussi à mettre la main sur cet acteur finlandais. Le réalisateur déclare à son sujet : "Il avait trimé des heures durant dans les salles de répétition du théâtre radical non subventionné de Berlin, il connaissait bien toutes les vicissitudes et le dénuement de la vie théâtrale. Son élocution était naturellement prometteuse, mais il m'a ensuite montré un accent russe qui a achevé de me convaincre, même si je ne pouvais pas garantir que cet accent serait considéré comme authentique à Saint-Pétersbourg ou Vladivostock. Après tout, il y existe de multiples accents en Russie, et Einsenstein venait de Riga, en Lettonie, où apparemment il a parlé exclusivement allemand jusqu'à l'âge de cinq ans. Elmer Bäck était vraiment convaincant en Eisenstein."

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 18:36
Bobine du lundi 21 septembre, 20 h 15 : Les 1001 nuits: Le désolé

Les 1001 nuits: Le désolé
2015 V.O.S.T.
Film portugais de Miguel Gomes
Avec C.Alfaiate, C
.Chapas
Durée: 2 h 11 mn

"J'avais signé un contrat avec mes producteurs stipulant que je ne pouvais pas dépasser trois heures trente de film. J'avais négocié cette durée parce que le film avait l'ambition de faire un portrait du Portugal pendant une année entière et qu'avec Les Mille et Une Nuits comme matrice, le récit aurait forcément une grande ampleur. Je n'imaginais pas, pour autant, les proportions que ça prendrait. Au milieu du montage,je me suis dit qu'il fallait faire comme Star Wars. La véritable histoire s'écrit dans la trilogie mais chaque film peut être vu indépendamment des autres. Ils ont chacun leur propre style, leur propre climat, leur propre logique. La complexité du regard sur la société portugaise vient des changements de registre. La rupture de ton entre chaque film me semblait une bonne chose.Il faut montrer les trois films séparément sans laisser passer trop de temps, pour qu'on n'oublie pas le précédent." M. Gomes

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 18:30
Bobine du  mardi 29 septembre, 20 h 15: Casa Grande

Casa Grande
2015 V.O.S.T.
Film brésilien de Fellipe Barbosa
Avec T.Cavalcan
ti, M.Novaes
Durée: 1 h 54 mn

Enfant de l'élite bourgeoise de Rio de Janeiro, Jean a 17 ans. Tandis que ses parents luttent pour cacher leur banqueroute, il prend peu à peu conscience des contradictions qui rongent sa ville et sa famille.
Barbosa, qui a lui-même grandi dans ces couches aisées de la société, s’est inspiré d’une faillite économique que son père avait également tenté de lui dissimuler, et tourne même dans sa propre maison de famille. A l’intérieur de la maison, cela devient du Feydeau, un va-et-vient de patrons et de serviteurs qui évoque parfois la farce. Et vers l’extérieur, cette cohabitation théâtrale des riches et des pauvres se poursuit. Fellipe Barbosa a reconnu avoir été particulièrement influencé par le travail du metteur en scène Alfonso Cuaron qui a parfaitement su aborder les grands problèmes sociaux de son pays dans son film très personnel Et... ta mère aussi !. Il a également mentionné des cinéastes français comme Maurice Pialat et François Truffaut. Alors que le cinéma brésilien a pour habitude de montrer la misère de son pays, ici, le metteur en scène nous présente un milieu riche, bourgeois et opulent dont il est, lui-même, originaire. Pour écrire son personnage principal, Fellipe Barbosa s'est beaucoup nourri de son expérience d'adolescent, notamment dans son rapport avec le personnel de maison employé par ses parents et grâce auquel il a pu découvrir une réalité sociale du Brésil qu'il était loin d'imaginer. Il explique : "Ses gens étaient mes confidents, et je me sentais libre de leur parler de choses que j’étais incapable d’aborder avec mes parents. Pourtant malgré cette intimité, j’ai réalisé qu’en fait je ne savais rien d’eux et de la façon dont ils vivaient… Jusqu’à ce que j’aille chez eux, dans les favelas. Ma propre ignorance est devenue une inspiration." Même s'il souhaitait raconter une histoire universelle à travers le récit d'un passage à l'âge adulte, Fellipe Barbosa tenait également à filmer la ville de son enfance : "Il y a un grand nombre d’éléments et caractéristiques spécifiques à Rio de Janeiro. Je crois que ce film n’aurait pu se passer ailleurs qu’à Rio, car c’est une ville très révélatrice des fractures sociales, où il y a une proximité unique entre les différentes classes, les différentes origines ethniques, qui entraîne une confusion que l’on ne peut voir qu’au Brésil."

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 10:19
Bobine du 7 juilet 2015, 20 h : Les nuits blanches du facteur

LES NUITS BLANCHES DU FACTEUR
2014 V.O.S.T.
Film russe de A. Kontchalovski
Du
rée : 1 h 41 mn

Une avant-première !
Coupés du monde, les habitants des villages autour du lac Kenozero ont un mode de vie proche de celui de leurs ancêtres. Le facteur Aleksey Tryaptisyn et son bateau sont leur seul lien avec le monde extérieur et la civilisation. Mais quand il se fait voler son moteur et que la femme qu’il aime part pour la ville...
Le réalisateur qui a notamment commencé en travaillant comme scénariste pour Andreï Tarkovski, est un grand amateur du cinéaste français Robert Bresson à qui il emprunte cette particularité de n'avoir employé ici que des acteurs non-professionnels.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 10:14
Bobine du 20 juillet 2015, 20 h : Contes italiens

CONTES ITALIENS
2014 V.O.S.T.
Film italien de V
itorio et Paolo Taviani
Durée : 1 h 55 mn

Florence, XIVème siècle : la peste fait rage. Dix jeunes gens fuient la ville pour se réfugier dans une villa à la campagne et parler du sentiment le plus élevé qui existe, l'amour, dans toutes ses nuances.
Contes Italiens s'inspire de 5 nouvelles du Décaméron de Boccace. Les deux réalisateurs Vittorio Taviani et Paolo Taviani expliquent en quoi ce texte du XIVe siècle leur semble d'actualité : "Nous avions envie de nous rapprocher des jeunes d’aujourd’hui et du présent difficile qui est le leur. C’est alors qu’un projet abandonné est réapparu, avec force : dans la ville de Florence du XIVe siècle, dévastée_par la peste, dix jeunes, sept femmes et trois hommes, refusent de céder à la noirceur qui les mine de l’intérieur et qui leur ôte toute envie de vivre."

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 10:11
Bobine du 4 août 2015, 20 h : Mustang

Mustang

Lundi 4 août
2014 V.O.S.T.
Film français,allemand, turc de D. G. Ergüven
Durée : 1 h 34 mn

C'est le début de l'été. Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues.
La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arran
ger.
Au dernier Festival de Cannes, le film a remporté le Label Europa Cinéma dans la Quinzaine des Réalisateurs.
Mustang est un récit initiatique d’émancipation. Il est né d’une volonté de raconter ce que signifie être une fille, une femme dans la Turquie contemporaine puisqu’il s’agit d’une société où leur place fait débat.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 10:01
Bobine du 17 août 2015 à 20 h : Masaan

Masaan

Mardi 17 août
2014 V.O.S.T.
Film indien, français de Neeraj Ghaywan
Durée
: 1 h 43 mn

Bénarès, la cité sainte au bord du Gange, punit cruellement ceux qui jouent avec les traditions morales. Deepak, un jeune homme issu des quartiers pauvres, tombe éperdument amoureux d'une jeune fille qui n’est pas de la même caste que lui. Le film remporté dans la catégorie Un Certain Regard, le Prix Spécial du Jury et le Prix Fipresci au dernier Festival de Cannes.
Le réalisateur :«la souffrance est source d’enseignements, et elle rend le plus souvent beaucoup plus sage. Le film est un récit initiatique, dans lequel la douleur peut s’avérer positive. D’ailleurs, Bénarès est connue comme la « ville de la mort », et on raconte que si l’on meurt à Bénarès, on trouvera le salut.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 15:24
Bobine du mardi 2 juin 2015, 20 h 15: Titli, une chronique indienne

Titli, une chronique indienne.

2014 V.O.S.T.

Film indien de Kanu Behl
Avec S. Arora, S. Raghuvanshi, R. Shorey…
Durée : 2 h 07 mn

Dans la banlieue de Delhi, Titli, benjamin d’une fratrie de braqueurs de voitures, poursuit d’autres rêves que de participer aux magouilles familiales. Ses plans sont contrecarrés par ses frères, qui le marient contre son gré…

Le réalisateur s'est inspiré de sa propre histoire et de son rapport à son père, pour créer le scénario de ce film. Il a ainsi tiré beaucoup du sentiment d'oppression que lui imposait son père, sentiment que possèdent beaucoup de jeunes Indiens. Avec Titli, une chronique indienne, Kanu Behl a voulu rompre avec la tradition de Bollywood qui utilise presque uniquement des faux décors. Ainsi, presque l'intégralité du film a été tournée dans des décors réels à Dehli.
De plus, le réalisateur a recruté énormément d'acteurs non-professionnels, dans un souci de réalité.
Ce film a été présenté dans la catégorie "Un Certain Regard" au Festival de Cannes 2014. Il a reçu le Prix de la Critique au Festival International du Film Indépendant de Bordeaux 2014 et le Prix du Public au Festival du Film d'Asie du Sud Transgressif 2015.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 15:20
Bobine du lundi 8 juin 2015, 20 h 15: Lost River

Lost River

2014 V.O.S.T.
Film américain de Ryan Go
sling


Avec Christina Hendricks, Saoirse Ronan, Iain De Caestecker
Durée : 1 h 35 mn

Dans une ville qui se meurt, Billy, mère célibataire de deux enfants, est entraînée peu à peu dans les bas-fonds d’un monde sombre et macabre, pendant que Bones, son fils aîné, découvre une route secrète menant à une cité engloutie. Billy et son fils devront aller jusqu’au bout pour que leur famille s’en sorte.
Un premier film. Un conte. Une de ces histoires effrayantes que les enfants aiment écouter. Un cauchemar moderne où les ogres brûlent les maisons des pauvres qui ne peuvent rembourser leurs dettes. Où les mères, pour nourrir leurs enfants, sont contraintes de travailler dans des palais maléfiques et sanglants où elles risquent leur vie. Où une ville nommée Lost River, projection fantasmatique d’un Detroit désert, ensauvagé sous les effets de la crise économique, victime d'une malédiction, en cache une autre, soeur jumelle engloutie dans les eaux, des années auparavant, au nom du progrès.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 15:14
Bobine du mardi 16 juin 2015, 20 h 15: Taxi Téhéran

Taxi Téhéran

2015 V.O.S.T.
Film iranien de
Jafa
r Panahi
Avec Jafar Panahi


Durée : 1 h 22 mn

Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur dresse le portrait de la société iranienne entre rires et émotion...
Le film a remporté l’Ours d’Or à la dernière Berlinale.
Malgré sa condamnation en 2010, qui lui interdit de réaliser des films durant vingt ans (et de quitter le pays),_Jafar Panahi réalise avec Taxi Téhéran, son troisième film après son procès.
Afin de protéger l'identité de ses passagers,_le réalisateur n'a pas mis de générique de fin à son film.
Pour tourner sans se faire remarquer, l’équipe a placé trois caméras dissimulées dans le taxi. N’ayant pas de place pour d’autres membres de l’équipe technique, Jafar Panahi a dû, tout seul, gérer le cadre, le son, le jeu des acteurs et son propre jeu, tout en conduisant son taxi.

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