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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 15:45

Au cinéma GRAND ECRAN de Libourne

Prix des places 5 € pour tous

 

«THE GOOD HEART » (2008) V.O.S.T.the_good_heart.jpg

 

film américain, islandais de Dagur Kari

avec Paul Dano, Brian Cox, Isild Le Besco…

durée 1h 35 min

 

Lucas, un garçon marginal, rencontre par hasard Jacques, un patron de bar grognon affaibli par cinq attaques cardiaques. Sachant que ses jours sont comptés, Jacques décide de prendre sous son aile Lucas. Tout se passe selon ses souhaits jusqu'au jour où April, une jolie hôtesse de l'air un peu éméchée, fait irruption dans le bar....

"J'aime beaucoup le format "sitcom"; être coincé dans une spirale sans fin avec vos personnages préférés dans une histoire clairement définie. J'aime aussi le cinéma d'art et d'essai et des structures dramatiques alternatives. Les sitcoms ont tendance à avoir une esthétique très mauvaise et les films d'art et d'essai ont tendance à se prendre trop au sérieux. Mon but est de faire un bouillon à partir des éléments que j'aime dans chaque format. De mélanger humour et poésie, la comédie avec la tragédie", nous dit le réalisateur.

Dagur Kari entre à la Danish Film School en 1995 pour en sortir diplômé en 1999 avec un moyen métrage de quarante minutes, Lost weekend, tourné au Danemark. Ce film de fin d'études reçoit onze prix internationaux (notamment à Brest, Angers, Poitiers, Munich et Tel Aviv).

 

 

The good heart est le troisième film réalisé par Dagur Kari et c'est le premier en anglais. Il a tourné un film en islandais, un film en danois  (Noi albinoi en 2003 et Dark Horse en 2007) Le réalisateur étant né dans le sud de la France, peut-être aura-t-on droit à un tournage en français pour son prochain long-métrage ?
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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 15:35

« SOUL KITCHEN » (2008) V.O.S.T.soul_kitchen.jpg

 

film français, allemand de Fatih Akin

avec Adam Bousdoukos, Moritz Beibtreu, Birol Unel…

durée 1h 39 min

 

Au cinéma GRAND ECRAN de Libourne

Prix des places 5 € pour tous

 

 

Zinos, jeune restaurateur à Hambourg, traverse une mauvaise passe. Sa copine Nadine est partie s'installer à Shanghai, les clients de son restaurant, le Soul Kitchen, boudent la cuisine gastronomique de son nouveau chef, un talentueux caractériel, et il a des problèmes de dos !
Zinos décide de rejoindre Nadine en Chine, et confie son restaurant à son frère Illias, fraîchement sorti de prison. Ces deux décisions se révèlent désastreuses : Illias perd le restaurant au jeu contre un promoteur immobilier véreux, et Nadine a quelqu'un d'autre dans sa vie ! Mais les deux frères ont peut-être encore une chance de sauver le Soul Kitchen, s'ils parviennent à s'entendre et à travailler en équipe

 

Projeté en Compétition à la 66e Mostra de Venise en septembre 2009, Soul Kitchen y a reçu le prix du Jury, présidé cette année par Ang Lee.

 

"Je voulais faire un film sur le sentiment d’être chez soi, qui n’a rien à voir avec la nationalité, le fait d’être allemand ou turc, ni même un endroit particulier : c’est un mode de vie, un état d’esprit." Nous dit le réalisateur.

Soul Kitchen n’est pas le troisième film de la trilogie "amour, mort, diable" annoncée par Fatih Akin, Après Head on (l’amour), et De l'autre côté (la mort), le réalisateur souhaitait se reposer un peu en réalisant un film plus léger comme Soul Kitchen : "Avec ce projet, j’étais censé faire quelques gammes et me rappeler que la vie n’est pas faite que de douleur et d’introspection. Je voulais m’accorder une petite pause avant de me frotter au diable – ce qui ne sera sûrement pas une partie de plaisir !"

Pour Soul Kitchen, Fatih Akin s’est entouré de ses acteurs habituels à commencer par Birol Ünel, acteur principal de Head on. Il retrouve également Adam Bousdoukos (L' Engrenage) et Moritz Bleibtreu (Julie en juillet).

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 17:58

The Age of Stupid 2der

« THE AGE OF STUPID » (2009) V.O.S.T.

 

film documentaire britannique de Franny Armstrong

avec Pete Postlethwaite, Piers Guy, Fernand Pareau…

durée 1h 29 min

2055, un homme seul en haut d'une tour s'installe devant son ordinateur relié à l'ensemble des archives vidéo du monde. Face au monde dévasté qui l'entoure, il se pose la question suivante : pourquoi n'avons nous pas réagi lorsqu'il était encore temps ? Pour y répondre, il ouvre les archives de 2008.

Le tournage de L'âge de la stupidité, dont le budget de 500 000 euros, provient uniquement d'investisseurs individuels, a duré trois ans et demi. Le financement s'est effectué par la vente d'actions à plus de 220 individus et groupes qui se soucient du changement climatique. Ces groupes couvrent un ensemble de gens de tout horizon, et toutes ces personnes possèdent un pourcentage sur les recettes du film.

 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 21:02
Un certain nombre d'affiches de cinéma est proposé à la vente à l'occasion de notre festival.
- vous pouvez réserver 4 affiches maxi par personne
- la réservation est possible en adressant un message à l'adresse ci-dessous

 

christian.herve@hotmail.fr
- même adresse pour obtenir la liste des affiches disponibles
- les demandes seront satisfaites en fonction de leur date de réception
- le paiement est possible par chèque ou espèces au Cinéma Grand Ecran le lundi 29 mars de 19h à 20h.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 12:21

affweb

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 12:15

Vendredi 26 mars

19h30

Ouverture du festival avec la projection d’un court métrage

CONTREDANSE de Yacine Sersar

 proposé par Image et Culture en Lussacais

suivie d’un buffet convivial

21h00

Projection du film

 

CODE INCONNUcode.jpg

Film français, roumain, allemand de Michael Haneke

Avec Thierry Neuvic, Josef Berbichler, Alexandre Hamidi…

Durée 1h 57 min.

 

 

 

Anne, jeune comédienne, s’apprête à faire carrière au cinéma. Son ami, Georges est photographe de guerre, il est rarement en France. Le père de Georges est agriculteur, mais son frère cadet, Jean, refuse de reprendre la ferme familiale. Amadou est éducateur musical dans un institut pour sourds-muets, tandis que Maria, originaire de Roumanie, envoie au pays l’argent qu’elle gagne en mendiant. Ces personnages sont tous très différents, mais ils ont une chose en commun. Laquelle ?

 

Présenté au Festival de Cannes 2000, Code Inconnu a reçu un prix spécial de la part du jury. Michael Haneke, grand habitué du Festival, change complètement de registre après avoir filmé la violence à l’état brut (Funny Games). Ici, ce sont des fragments de vie rattachés par les liens du hasard qui nous sont donnés à voir. « Un récit incomplet de divers voyages » en quelque sorte.

 

Fils d’une actrice allemande catholique et d’un metteur en scène protestant, Michael Haneke grandit en Autriche. Etudiant en philosophie et en psychologie à Vienne, il monte des pièces de théâtre avant d’écrire et réaliser de nombreux téléfilms jusqu’au début des années 90. Refusé par les chaînes de télévision,  le septième continent devient son premier long métrage de cinéma en 1989.

Ce film inaugure une trilogie sur la « glaciation émotionnelle » (« emotionale Vergletscherung ») qui se poursuivra avec  Benny’s video(1992) et 71 fragments d’une chronologie du hasard (1994)

Présenté en compétition à Cannes, Funny games crée une onde de choc en 1997. Récit de la séquestration d’une famille par deux ados sadiques, cette œuvre éprouvante choque de nombreux spectateurs.

Devenu un des auteurs les plus cotés du cinéma européen, Michael Haneke engage Juliette Binoche pour code inconnu, film-puzzle sur l’immigration, l’exil et l’incommunicabilité, tourné en partie en France. Le réalisateur connaît un grand succès avec son film suivant, La pianiste, pour lequel il a fait appel à une autre comédienne française, Isabelle Huppert.

Après Le temps du loup, intrigante fable apocalyptique, Haneke convoque les fantômes de la guerre d’Algérie dans Caché, tourné à Paris en 2005.

Après avoir secoué les spectateurs français, c’est pour adresser un message au public américain qu’il réalise en 2007 un remake de Funny games avec Naomi Watts et Tim Roth. Il retrouve sa langue maternelle avecLe ruban blanc, réflexion subtile et troublante sur les racines du nazisme à travers le portrait d’un village allemand en 1913. Ce film en noir et blanc qui tient de la fable, du film historique et du thriller décroche en 2009 la Palme d’Or à Cannes, une récompense qui avait jusqu’alors toujours échappé à Haneke.

 

 

Samedi 27 mars à 15 h

Cinéphiles en Libournais vous propose avec l’aide de Laurie Deson, professeur à l’université Bordeaux 3, doctorante cinéma, de faire une analyse du film CODE INCONNU de Michaël HANEKE projeté la veille.

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 12:12

Soirée animée par Cinéphiles en Libournais 

 

FAST FOOD, FAST WOMENwomen.jpg

 Film américain d’Amos Kollek

Avec Anna Thomson, Lonette McKee, Louise Lasser…

Durée 1h 38 min.

 

 

 

Bella va avoir trente-cinq ans. Serveuse dans un restaurant new-yorkais, elle est l’âme du lieu, la confidente ou le bouc émissaire, selon l’humeur des clients. Cote cœur, elle traine depuis des lustres une liaison sans lendemain. Alors, quand sa mère, à des milliers de kilomètres de là, lui propose de rencontrer quelqu’un, Bella tente le coup, sans trop d’illusions. L’homme s’appelle Bruno, il est chauffeur de taxi et écrit des romans que son éditeur refuse de publier. Temps perdu, temps retrouvé, leurs chemins vont se croiser pour un moment, ou plus si affinités.

 

 

Fils de Teddy Kollek, longtemps maire de la ville de Jérusalem, Amos Kollek est diplômé en psychologie et en philosophie de l’Université hébraïque de Jérusalem en 1971. Journaliste et écrivain, Amos Kollek effectue ses premiers pas au cinéma en 1979, en signant l’adaptation de l’un de ses romans, Don’t ask me if I love, mis en scène par Barbara Noble sous le titre Worlds apart.

C’est en 1985 qu’Amos Kollek passe derrière la caméra, avec la comédie dramatique Goodbye, New York, suivie en 1987 par  Forever, Lulu, pour lequel il cumule les fonctions de metteur en scène, scénariste, producteur et même acteur.

Amos Kollek se révèle au public français lors du Festival de Deauville 1997, à l’occasion duquel Sue perdue dans Manhattan, déjà remarqué au Festival de Berlin, gagne le Grand prix du jury.

Les spectateurs y découvrent une atmosphère très sombre, désespérée, et une actrice frêle du nom d’Anna Thomson, qui devient vite l’égérie du cinéaste. A Sue succède Fiona en 1998, à nouveau très glauque avec son héroïne solitaire et malmenée et à nouveau présenté à Deauville.

Changement de registre en 2000 avec Fast food, Fast women, toujours interprété par Anna Thomson. Cette fois, c’est vers la comédie que se tourne le metteur en scène. Une veine comique que Kollek creuse un an plus tard dans Queenie in love, avec cette fois Valérie Geffner en vedette. Toujours une femme seule à la recherche de l’amour et de l’écoute de ses prochains, mais avec le sourire.

En 2002, Amos Kollek retrouve Anna Thomson et une atmosphère nettement plus sombre avec Bridget, présenté par son actrice principale comme le dernier volet d’une trilogie entamée avec Sue perdue dans Manhattan et poursuivie avec Fiona, centrée sur des héroïnes solitaires aux vies difficiles.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 12:07

Soirée animée par Florence Delpech membre de Cinéphiles en Libournais

 

IN THE MOOD FOR LOVEmood.jpg

Film chinois, français, hong-kongais de Wong Kar Wai

Avec Tony Leung Chiu Wai, Maggie Cheung, Rebecca Pan…

Durée 1h 38 min.

 

 

 

Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emménagent dans leur nouvel appartement le même jour que leurs voisins, M. et Mme Chan. Sans comprendre comment cela a commencé, Chow Mo-wan et Chan Li-zhen apprennent que leurs époux respectifs ont une liaison. Cette découverte les choque mais les rapproche. Ils se voient de plus en plus souvent mais le voisinage commence à s'en apercevoir. Il semble n'y avoir aucune possibilité pour eux de vivre une relation amoureuse. Mais la retenue, les réserves émotionnelles de Mme Chan hantent M. Chow, qui sent ses sentiments changer.

 

 

Né à Shanghaï, Wong Kar-Wai suit sa famille qui s'installe à Hong-Kong en 1963. Diplômé en Arts graphiques après des études à l'Ecole polytechnique de Hong-Kong, il entre comme assistant de production à la télévision où il devient rapidement assistant producteur puis scénariste de téléfilms et de séries télévisées.

Scénariste, il collabore notamment à The final victory de Patrick Tam. Ce dernier produira le premier long métrage de Wong Kar-Wai.

En 1988, Wong Kar-Wai réalise son premier film, As tears go by, d'après l'un de ses scénarios. Le film est présenté à la Semaine de la Critique à Cannes mais jugé trop violent par les critiques occidentaux.

En 1990, le cinéaste réunit tous les jeunes acteurs les plus populaires -notamment Maggie Cheung et  Leslie Cheung- pour son second opus Nos années sauvages, chassé croisé amoureux dans le Hong Kong des années 60 : le film est un échec commercial et sa seconde partie ne sera d'ailleurs jamais montée.

Pour Les cendres du temps, grande fresque historique, Wong Kar-Wai tourne pendant deux ans. Usant de chorégraphies et scènes de combats d'une grande précision, le film s'inscrit dans la grande tradition du cinéma chinois. Le film est présenté à Venise où il obtient le prix de la Meilleure photo.

Pendant la post-production des Cendres du temps, Wong Kar-Wai décide de revenir à l'essence du cinéma et de filmer simplement des personnages dans le Hong Kong contemporain : la nuit, il tourne fiévreusement sans aucune autorisation et caméra à l'épaule dans le quartier de son enfance, Tsim Sha Tsui. Le résultat :Chungking Express, son plus gros succès public, qui le révèle au niveau international et lui vaut le surnom de Quentin Tarantino chinois. Avec Happy together, tourné en Argentine, Wong Kar-Wai remporte le Prix de la mise en scène à Cannes et, offre en 2000 le Prix d'interprétation masculine du Festival à Tony Leung pour In the mood for love.

En 2004, le cinéaste revient sur la Croisette avec 2046, suite de son précédent film et présenté en compétition. Entre temps, Wong Kar-Wai participe avec Steven Soderberg et Michelangelo Antonioni au projet Eros, signant le court-métrage La Main dans lequel il met en scène l'héroïne de 2046,Gong Li.

Wong Kar-Wai réalise finalement son premier film aux USA à l'occasion de My Blueberry Nights (2007). Pour ce premier tournage en langue anglaise, le cinéaste s'entoure d'un casting prestigieux (Jude Law, Nathalie Portman, Rachel Weisz) et offre même son premier rôle au cinéma à la chanteuse Norah Jones. Le cinéaste travaille désormais sur le projet de The Lady from Shangaï, auquel Nicole kidman est associée.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 12:03

Soirée animée par des élèves de la section Cinéma du Lycée Max Linder et Elisabeth Rhodas professeur

 

O’BROTHERbrother.jpg

Film américain, français, britannique de Joël Coen

Avec George Clooney, John Turturro, Tim Blake Nelson…

Durée 1h 46 min.

 

 

 

Dans le Mississippi profond, pendant la Grande Dépression. Trois prisonniers enchainés s'évadent du bagne : Ulysse Everett McGill, le gentil et simple Delmar et l'éternel râleur Pete. Ils tentent l'aventure de leur vie pour retrouver leur liberté et leur maison. N'ayant rien à perdre et unis par leurs chaînes, ils entreprennent un voyage semé d'embûches et riche en personnages hauts en couleur. Mais ils devront redoubler d'inventivité pour échapper au mystérieux et rusé shérif Cooley, lancé à leur poursuite...

 

O' Brother se présente comme la libre adaptation de «L'Odyssée» de Homère dans le Deep South des années 30.
Joel Coen ironise : «Ce projet est né il y environ 3000 ans, depuis qu'Homère a commencé à en parler ici et là.» avant de reconnaître qu'«il s'agit d'un sujet très américain, comme tous nos sujets. Il est inséré dans une époque et une région précises. Mais, en même temps, il se fonde sur une histoire universelle, connue de tous.»

Après des études de cinéma à l'Institute of Film and TV de New York, Joel Coen commence sa carrière comme assistant monteur sur le film d'horreur Evil dead deSam Raimi. En 1984, il écrit avec son frère Ethan son premier long-métrage, Sang pour sang, auréolé du Grand Prix du Festival de Sundance. Les thèmes récurrents à son style sont déjà implantés : cynisme, sens de l'absurde, suspense omniprésent, humour noir féroce. Joel Coen signe ensuite Arizona Junior et Miller’s Crossing, mais c'est Barton Fink, en 1991, qui lui apporte la consécration, le film recevant la Palme d'Or du Festival de Cannes. Le cinéaste, indissociablement lié à son frère Ethan, devient alors extrêmement populaire dans le milieu du septième art mais parvient à garder une indépendance créative salutaire.

Il n'est désormais plus Joel Coen aux yeux du public et de la profession : ceux-ci plébiscitent désormais "les frères Coen". Le duo se distingue avecLe grand saut, Fargo, l'absurde The big Lebowski ou encore la comédie loufoqueO’ brother, portée par un George Clooney qu'ils retrouvent en 2003 pour Intolérable cruauté.

Joel revient derrière la caméra en 2003, toujours secondé par son frère, pour réaliser une nouvelle comédie,Ladykillers.

Habitués de la croisette, ils sont choisis pour participer au projetChacun son cinéma, une compilation de courts métrages de grands réalisateurs projetée à l'occasion du 60e anniversaire du Festival. Une édition où ils présentent également en Compétition No Country for Old Men un drame sanglant adapté d'un roman de Cormac Mc Carthy qui contraste durement avec la légèreté de leurs précédents longs-métrages. Le film est un triomphe : il reçoit une moisson de prix à travers le monde, dont 4 Oscars pour le Meilleur scénario adapté, le Meilleur réalisateur, Meilleur second rôle pour Javier Bardem et celui du Meilleur film. Après le potache et mineur Burn after reading (2008), les frères Coen reviennent en 2010 avec une comédie dramatique : A Serious Man.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:53

Soirée animée par Olivier Desagnat, cinéaste

 

BREAD AND ROSES

Film français, britannique, suisse, espagnol, allemand de Ken Loachbread.jpg

Avec Adrian Brody, Pilar Padilla, Elpidia Carillo…

Durée 1h 52 min.

 

 

Le cœur gros, Maya a laisse sa mère à Cuernavaca pour émigrer aux Etats-Unis. Après bien des péripéties, elle arrive à Los Angeles où vit depuis longtemps sa sœur aînée Rosa. Energique et décidée, Maya décroche un premier job de serveuse dans un bar de nuit puis obtient de Rosa, employée dans une entreprise de nettoyage, qu'elle la présente à son directeur, Perez. Devenue femme de ménage, Maya se retrouve au milieu d'une armée d'employées de toutes les nationalités, qui travaillent dans des conditions inacceptables. Maya refuse de se soumettre.

 

« J'ai pensé que je devais tenter l'expérience. Et puis, ça se passait à Los Angeles, la ville du cinéma, dans un monde parallèle, totalement différent mais juste à côté de l'industrie cinématographique. Le sujet traitait des travailleurs immigrés, syndiqués, hispaniques, très vulnérables, facilement exploitables et qui pourtant réussissaient à s'en sortir. J'avais tourné auparavant un film au Nicaragua et le sujet de Bread and roses me semblait être un autre épisode illustrant les relations entre les Etats-Unis et les pays qui sont en fait leurs colonies. Certes, ils ne le sont pas officiellement, mais sur le plan économique et culturel, ces pays sont des colonies. »

Fils d'un ingénieur électricien, Ken Loach, brillant élève, étudie le droit à Oxford après avoir servi deux ans dans l'armée de l'air. Intéressé par l'art dramatique, il débute comme comédien avant de devenir en 1961 assistant metteur en scène au Northampton Repertory Theater. Engagé par la BBC comme réalisateur de téléfilms en 1963, il signe déjà des fictions en prise directe avec la société britannique, telles que Up the junction ou Cathy come home. Héroïne de ces deux films, Carol White jouera d'ailleurs le rôle principal du premier long métrage de Loach pour le cinéma, Pas de larmes pour Joy en 1967, filmé dans un style réaliste qui sera la marque du metteur en scène.

Ken Loach connaît un succès critique et public dans son pays avec son deuxième opus, Kes (présenté à Cannes, à la Semaine de la Critique, en 1970), l'histoire d'un enfant qui oublie son quotidien difficile en apprivoisant un faucon, tandis que les cinéphiles européens saluent le glaçant Family life (1972). Il s'essaie au film en costumes avec Black Jack (1978),

Avec la chronique Regards et Sourires, il entre pour la première fois dans la course à la Palme d'or.

Raining Stones lui vaut le Prix du jury à Cannes en 1993.

il offre à des comédiens peu connus des personnages forts qui débordent d'humanité : la mère combative de  Ladybird, l'alcoolique de My name is Joe-rôle qui permet à Peter Mullan d'obtenir le Prix d'interprétation à Cannes en 1998. Citoyen aux aguets, ce marxiste convaincu dénonce la privatisation du rail en Grande-Bretagne (The navigators), l'exploitation des travailleurs à Los Angeles (Bread and roses) et les préjugés raciaux post-11 septembre (Just a Kiss).

Observateur précieux de la société contemporaine (comme en témoigne encore Sweet sixteen en 2002), Loach se plaît aussi à revenir sur des épisodes marquants de l'Histoire récente : le régime nazi dans Fatherland, la Guerre d'Espagne dans Land and Freedom, le mouvement sandiniste au Nicaragua dans Carla’s song. En 2006, quinze ans après le thriller Hidden Agenda, il se replonge dans le conflit irlandais avec Le vent se lève, nouveau film d'époque qui permet à ce cinéaste consacré et influent de décrocher une récompense qui lui a longtemps échappé : la Palme d'or au Festival de Cannes. Il passe ensuite du très noir It’s a free world (2007), amer constat sur la mondialisation (Prix du scénario à Venise en 2007) au plus léger Looking for Eric, présenté à Cannes en 2009, dans lequel ce grand fan de ballon rond dirige l'icône du football français Eric Cantona.

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