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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 14:15

Au cinéma GRAND ECRAN de Libourne

Prix des places 5 € pour tous

 

«  LE PERE DE MES ENFANTS »  (2009)

le_p-re_de_mes_enfants.jpg 

film français de Mia Hansen-Love

avec Chiara Caselli, Louis-Do de Lencquesaing, Alice de Lencquesaing…

durée 1h 50 min

Grégoire Canvel a tout pour lui. Une femme qu'il aime, trois enfants délicieuses, un métier qui le passionne. Il est producteur de films. Révéler les cinéastes, accompagner les films qui correspondent à son idée du cinéma, libre et proche de la vie, voilà justement sa raison de vivre, sa vocation. Grégoire y trouve sa plénitude, il y consacre presque tout son temps et son énergie. Hyperactif, il ne s'arrête jamais, sauf les week-end qu'il passe à la campagne en famille : douces parenthèses, aussi précieuses que fragiles. Avec sa prestance et son charisme exceptionnel, Grégoire force l'admiration. Il semble invincible. Pourtant sa prestigieuse société de production, Moon Films, est chancelante. Trop de films produits, trop de risques pris, trop de passifs; les menaces se précisent. Mais Grégoire veut continuer d'avancer, coûte que coûte. Jusqu'où cette fuite en avant le conduira-t-il ? Un jour, il est obligé de voir la réalité en face. Alors surgit un mot : l'échec. Et une grande lassitude, qui va bientôt, secrètement, prendre la forme du désespoir.

Le père de mes enfants montre le monde du cinéma, dans son versant plus concret et moins glamour que ce que proposent habituellement les films sur le sujet. "(...) j'ai pensé qu'un film sur un producteur pourrait être un film sur le travail, sur l'engagement, sur l'amour et sur la vie", note Mia Hansen-Love. "La plupart du temps, quand je le vois représenté dans un film, ce n'est pas le cinéma comme je le comprends et le vis au quotidien, c’est davantage un fantasme très éloigné de moi. J'ai eu d'autant plus de plaisir à mettre en scène le monde du cinéma selon mon expérience et ma perception, qu'il y avait de ce point de vue un boulevard : une matière humaine passionnante, et vierge. Si l'argent occupe une place importante dans le film c'est, il me semble, par réalisme .Par quelque bout qu'on le prenne, le métier de producteur est indissociable de la préoccupation de l'argent (...) Pour le producteur, la course après les financements peut devenir aliénante, conduire à un écartèlement (je ne parle ici que des producteurs aspirant à produire des films d'artistes). Avec, d'un côté une vision ambitieuse et noble de leur métier ; et de l'autre, une grande solitude, une asphyxie économique et morale (...)"

Si Le Père de mes enfants s'inspire de la vie d' Humbert Balsan, il ne s'agit pas d'un biopic. Mia Hansen-Love explique : "En un an, j'ai dû le voir une quinzaine de fois, tout au plus. Je l'ai donc peu connu. Je n'ai pas essayé d'en savoir davantage (...) Je me suis laissée guider par des sentiments, des intuitions sans chercher à savoir si ces dernières étaient conformes à la réalité. Si j'ai essayé d'être juste et précise quant à la représentation du monde de la production indépendante en France, je n'ai pas enquêté sur la vie privée d'Humbert Balsan, dont je ne savais rien. Et je crois que c'est ma distance, mon ignorance totale de son intimité qui m'ont permis de me sentir libre, d'écrire un film de fiction. De plus, je tenais à ce que le suicide de Grégoire Canvel reste en partie mystérieux. L'énigme m'intéressait plus que son élucidation. Bien sûr, il y a un contexte qui est loin d'être anodin : la faillite économique. Ce contexte est primordial, mais il n'enlève rien au mystère de l'être humain capable d'un tel passage à l'acte, d'une telle violence contre soi. "

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Published by cinenlib - dans Les bobines
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